CampusFrance ou le calvaire de l’étudiant guinéen !

Samedi 29 janvier 2011, esplanade du Centre Culturel Franco-guinéen à Conakry. Il est 12 heures. A l’entrée, une vingtaine de jeunes filles, la mine défaite et le regard perdu, s’abritent du cuisant soleil sous une bâche de fortune. Plus loin, devant une petite porte, sont agglutinés de jeunes gens, une chemise sous le bras. Certains sont là depuis 4 heures du matin. D’autres ont carrément passé la nuit devant la grille de l’entrée pour être les premiers sur la liste.  Ils veulent tous déposer leur dossier et passer un entretien, avant la deadline fixé au 31 janvier.

Soudain, la tension monte. La porte s’ouvre et la minuscule salle où se déroulent les entretiens est envahie. Ceux-ci sont immédiatement interrompus et tout le monde est sommé de vider les lieux. Le temps de savourer l’agréable micro-climat qui règne à l’intérieur, les étudiants, la mort dans l’âme, sont obligés de sortir.  Banal épisode d’une longue série de tracasseries que rencontrent les étudiants guinéens désireux de poursuivre leurs études supérieures en France.

En effet, entre décembre et fin juin de chaque année, le Centre Culturel Franco-guinéen devient la Mecque des élèves et étudiants. Il abrite l’Espace CampusFrance, étape obligatoire du circuit dans la recherche d’un visa étudiant pour la France. Mais, en amont, il y a une procédure dématérialisée consistant à s’inscrire sur un site (www.guinee.campusfrance.org) et y loger une foule d’informations personnelles, allant du cursus suivi, en passant par le CV, une photo numérique et moult motivations du postulant. Le site est réputé pour sa lenteur et sa complexité. De nombreux postulants se font aider par des habitués  qui s’y sont maintes fois cassé les dents auparavant. Certains monnayent leur service, créant ainsi un petit marché saisonnier.

Se pose ensuite le problème de la constitution d’un dossier papier qu’il faut acheminer aux différentes écoles choisies par le candidat, moyennant un montant non remboursable de 70 €. Dans la foulée, le postulant passe un entretien pour, dit-on, « préciser ses motivations ». Selon que l’on s’est inscrit suivant la démarche dite DAP (Demande d’Amission Préalable), ou Hors-DAP, le candidat est soumis à un calendrier. C’est justement la modification inattendue de ce calendrier par les responsables de CampusFrance qui pousse les « DAPistes » à vouloir déposer leur dossier, coûte que coûte. Bonjour la pagaille, le trafic d’influence, les passe-droits et… l’humiliation.

Enfin, l’Ambassade. Etape ultime du processus en cas de sélection du postulant par une Université.  Il faut constituer un autre dossier avec 50 € non remboursables, et une caution de 7000 € pour la première année d’études ! Pour obtenir cette somme de 7 000 €, on utilise tous les stratagèmes : oncles, tantes, cousins et cousines, etc., tous ceux qui sont susceptibles de donner un coup de main sont sollicités.  Certains parents vont jusqu’à liquider l’unique parcelle de la famille.

Qu’il pleuve ou qu’il vente, chaque année ce sont ainsi des milliers de jeunes guinéens qui effectuent ce parcours du combattant dans la quête d’un visa étudiant pour  la France, devenue un eldorado. Au passage, ils encaissent le mépris du personnel de CampusFrance qui parfois pète les plombs sous la pression. Au bout du compte, nombreux sont ceux qui déchantent, soit à cause du refus de l’Ambassade pour l’octroi du visa, ou tout simplement à cause de la non obtention d’une admission. D’autres, les plus « chanceux » et infiniment moins nombreux, voient leur rêve se briser sur les flancs des dures réalités de l’eldorado, une fois surplace. Et l’année suivante, le cycle recommence !

Alimou Sow

23 Commentaires

  1. Je me demande pourquoi les Français ont appris à ne pas respecter le Guinéen.
    Au moment où ici au Maroc les visiteurs de l’espace campus sont accueillis avec respect, installés dans des salles climatisées, satisfaits en un minimum de temps, les Guinéens se font aligner au soleil, et traiter avec toutes les indélicatesses du monde. Je me demande vraiment pourquoi ? Je me demande pourquoi toutes ces tracasseries juste pour bénéficier de ce que la France appelle coopération ?

    1. Je suis française… et pas spécialement fière à la lecture de cet article très bien écrit.. Malheureusement, cette situation ne se reproduit pas seulement en Guinée… Je suis par contre choquée des sommes exorbitantes qu’il est demandées à l’étudiant guinéen juste pour la procédure d’inscription, et surtout les 7000 euros de caution pour la première année alors que ca nous coute à nous français, environ 500 euros pour s’inscrire à la fac!!!

      1. QU’EST CE QUE TU RACONTE MA CHERE SOEUR. NE SAIT TU PAS QU’APRES TTES CES SOMMES DEBOURSEES IL NOUS FAUDRA ENCOE NOUS INSCRIRE EN PAYANT 500 EURO UNE FOIS LABA ???????? TU NE PASSE PAS PAR LE CAMPUS FRANCE EN TANT QUE FRANCAISE DONC RENSEIGNES TOI BIEN. MERCI

      2. Ils ont dit que la traite des noirs était finit mais du jour au lendemain nous sommes traité de façon clandestine et technique. Nous avons eut le bac avec de bonnes mentions mais pas le moyen d’avoir ces 7000€.

  2. Excellent article, Alimou Sow… en tant que Française qui a fui la France trop conservatrice et devenue hostile aux immigrés, je suis toujours mal à l’aise quand je parle avec des Africains qui veulent à tout prix vivre à Paris. Et pourtant, il est difficile de ne pas les comprendre.

    Les Guinéens qui ont eu la chance de pouvoir partir étudier en France reviennent-ils ensuite au pays?

    @ Marouane : le Maghreb et l’Afrique subsaharienne n’ont jamais eu le même statut politique pour l’État français. Au temps de la colonisation, les pays du Maghreb étaient considérés comme une colonie à un stade de civilisation très avancée, dont les citoyens pourraient acquérir la nationalité française « sous peu ». Tandis que l’Afrique noire, selon la France, avait encore du travail à faire avant de pouvoir briguer ce statut. Une vision dégueulasse des choses, des peuples et des nations, et de ce que l’on appelle bien hâtivement la « civilisation ».

    1. Merci Manon, surtout pour ce rappel historique, ô combien exact! Sans vouloir en rajouter, je trouve extrêmement condescendante l’attitude du personnel de l’Espace CampusFrance à l’égard de jeunes en quête de visa! Tiens par exemple, dans le cadre de l’écriture de ce billet, j’ai voulu recouper des infos avec l’un des responsables de Campus, un certain « Tommy ». Quand j’ai évoqué les griefs que les étudiants portent sur l’organisation du traitement des dossiers, le Monsieur est monté sur ses grans chevaux (certainements français), mettant même en doute ma carte professionnelle de journaliste, avec au passage, une proposition de définition du « Jouranliste Freelance »!

      Pour ce qui est de ta question, c’est oui, ils reviennent à la fin de leurs études.

  3. Cher Alimou SOW,

    Responsable de Campus France pour la Guinée, j’ai lu avec intérêt votre article et vous félicite pour la qualité de votre style épistolaire. Vous me permettrez de dire que je partage la frustration des étudiants qui n’ont pas pu déposer leur dossier à temps.

    Il me faut cependant rectifier quelques points :

    1) il n’y a pas eu de modification du calendrier. Les dépôts de dossier DAP ont été programmés dès avant la campagne du 1er décembre 2010 au 31 janvier 2011. Cet intervalle temps a été respecté.

    2) Le trafic d’influence que vous mettez en avant est inadmissible et je vous défie de prouver ce que vous avancez. Oui beaucoup de parents « bien placés » sont venus plaider le dépôt tardif du dossier de leur enfant. Ils sont tous repartis déçus car à tous j’ai expliqué que Campus France est une structure universitaire et non politique et qu’à ce titre un dossier en vaut un autre. De plus, dans la devise de la France, figure « égalité ». En démocrate, j’ai eu à coeur de faire respecter ce principe.

    3) un oubli de votre part : les étudiants avaient depuis le 1er décembre pour déposer un dossier. En décembre, nous avons comptabilisé 486 dépôts alors que nous pouvions en accueillir 1600. En janvier nous n’avons atteint notre limite de dossiers déposables après vérification qu’à partir du 17 janvier. Nous avons pu accueillir tous les dossiers à l’exception de la dernière semaine de janvier, surtout à partir du 26 janvier. Je sais que les étudiants guinéens ont eu des difficultés à rassembler les pièces justificatives du dossier à constituer. Dont acte. Mais certains s’y sont pris bien tard. Si on attend la dernière semaine pour déposer son dossier, un risque est pris. Il serait injuste de ne pas le reconnaître.

    Pour l’an prochain, de la communication de Campus France dans les médias et les
    universités de Conakry et de l’intérieur de la Guinée, par votre blog aussi, invitons les jeunes guinéens à mieux profiter de la période de dépôt, il y aura moins de frustrés.

    Bien cordialement,

    Gilles JOACHIN
    Responsable Campus France pour la Guinée

    1. M. Gilles, je suis bien content que l’on puisse continuer la conversation entamée dans votre bureau ici. Comme vous le remarquez, je viens de valider vos commentaires. Cependant, je maintiens point par point tout ce qui est dit dans le billet.

      1) pour le calendrier, voila ce que j’ai pu lire dans le document intitulé « Quelle différence entre DAP et Hors-DAP » téléchargeable sur votre site: « Les inscriptions et le dépôt des dossiers dans la démarche DAP se font chaque année du 1er
      Décembre à fin Février pour la rentrée universitaire suivante.
      Les entretiens à l’Espace CampusFrance et la transmission des candidatures aux
      établissements de 1er choix s’effectuent jusqu’au 31 mars »

      2) Concernant le trafic d’influence, j’ai été moi-même témoin, alors que je tentais d’accéder à la salle d’entretiens, d’une femme venue pour soi-disant désactiver le GN de son fils. Elle l’a dit devant une trentaine d’étudiants qui ont immédiatement protesté. Malgré tout, elle était rentrée! Pire, quand je suis arrivé dans la salle, au mois 4 femmes d’âge mûr étaient assises sur les petites chaises et attendaient en même temps que des étudiants. Enfin, alors que je sortais de la cour, j’ai pu entendre une femme se qualifiant elle-même d’une « ‘autorité » promettre des filles de « faire quelque chose » pour elles.

      3) Pour le 3ème point, c’est exactement les informations que vous fournissez ici que j’avais besoin, entre autres, en mettant le pied dans votre bureau. Malheureusement, M. Gilles, vous n’avez pas été tendre avec moi. ça aussi, je le confirme. Vous avez mis en doute ma carte professionnelle de journaliste Freelance délivrée par le Conseil National de la Communication (CNC).

      De tout ce que j’avance ici, j’en ai la preuve.
      Bien à vous, M. Gilles.

  4. Bonjour M. SOW

    […].
    Je trouverai fair play que vous placiez ma réponse juste en dessous de votre article, à vous de voir.

    Votre qualité de journaliste n’a pas été remise en cause. Je vous ai seulement fait remarquer que Campus France n’avait pas le temps de recevoir les journalistes, qu’une antenne presse existe à l’Ambassade de France et qu’un freelance n’est pas mandaté forcément par un organe de presse (la preuve, vous n’avez publié votre article que sur votre blog). Il n’y a mépris ni pour les journalistes freelance ni pour votre personne.

    Bien cordialement à vous,

    Je vous recevrai si vous le voulez après le 14 février, n’hésitez pas à prendre RV avec mon assitante.

    (pas forcément à publier sur votre blog, mais je n’ai rien à cacher, publiez si vous le souhaitez).

    Gilles JOACHIN

  5. M. Gilles ! apparement ce billet vous derrange, même si vous essayer de dire le contraire. Si je n’accepte pas votre manière de voir les choses je vous comprends tout de même.

    M. Sow, il faut le reconnaitre chaque année le taux d’etudiant guinéen qui arrive en France augmente (j’ai pas les chiffres…. mais je sais observer). Cela dit le fonctionnement de CampusFrance Guinée est on ne peut plus complexe.

    D’abord escroquer les etudiants en les soutirant 70 € alors même qu’une inscription dans une université française ne demande aucun frais tant qu’on y est pas admis.

    Imaginons M. Gilles que je vous pose cette question  » Quel est votre role dans cette procedure ? » vous me direz à coup sure « Nous accompagnons les etudiants dans leur demarches ». Sauf que le local de campus france n’est pas adapté pour acceuillir des miliers d’etudiants en deux mois seulement. Impossible ! donc quand vous dites que pour le mois de decembre vous auriez pu en traiter 1600 ! vous m’epaté tout simplement. Ce n’est plus reelement de l’accompagnement mais de l’acheminement de dossier (courrier). En gros les etudiants vous paye 70€ pour que vous leur envoyé leur courrier d’autant plus que vous n’êtes pas garant du bon deroulement de leur inscription en france, ce qui est de l’autorité des services scolaires de chaque institut.

    Y’a t-il des dossiers qui ne sont jamais achéminé ? d’autant plus que dans vos clauses est mentionné que les 70€ sont non remboursable car ils font office de frais de dossier !

    Et… d’ailleurs ce blog il a une belle visibilité, il n’est pas dans le superflue et ça a fait mouche ! c’est l’essentiel quand on fait du journaliste. savoir ramener son interlocuteur moins bavard et surtout pas disponible vers un endroit ou il sera obligé de repondre. Et franchement ça a payé, puisque vous êtes là.

    @Manon ! 80% des guinéens qui finissent les etudes en france ne veulent plus rentrer. On peut ne pas accepter mais comprendre tout de même. c’est difficile de quitter un pays pour des raisons conjonturelles aller faire ses etudes ailleurs et penser à y revenir alors même que les choses vont de mal en pire.

  6. Lim je suis vraiment très satisfait du fait d’aborder ce sujet dans ton blog mais aussi de la façon dont tu le fais.
    Chaque année ce sont les mêmes difficultés que rencontrent des étudiants guinéens pour continuer à étudier en France.
    @ Mr Gilles! je pense que si vous avez consulté ce blog et y avez lu un ou des articles, c’est parce qu’il ne passe pas inaperçu; même s’il appartient à un freelance qui, comme vous le dites, n’est pas mandaté forcément par un organe de presse. Cette attention portée à ce blog justifie tout à fait son importance et/ou l’importance de son contenu.
    Il n’y a même pas 24 heures encore qu’une amie m’a expliqué avec quelles difficultés elle a vainement tenté de déposer ses dossiers.

    1. Chers lecteurs de ce blog, en publiant cet article sur le calvaire des étudiants guinéens, j’ignorais totalement qu’il allait susciter un tel débat. Il a été repris par d’autres sites (http://www.guineepresse.info/index.php?id=14,7441,0,0,1,0; http://guinee58.com/index.php?option=com_content&view=article&id=2889:campusfrance-ou-le-calvaire-de-letudiant-guineen-&catid=34:politique&Itemid=54) et les commentaires postés sur GuineePresse sont tellement intéressants que je les partage avec vous. Bonne lecture et encore une fois merci du soutien. </stron

      Mamadou S. Diallo 05/02/2011 21:29:01
      Il faut aller dans les pays de l'Afrique du nord (Tunisie, Maroc, Algerie), vous avez plus de chance de reussir un premier diplome universitaire. Aprennez d'autres langues -Anglais, Allemand – les inscriptions en Allemagne et pays anglophones sont en general bcp plus simples. La France ce nest pas le centre du monde.
      Diakité 06/02/2011 03:47:22
      La jeunesse guinéenne se sent dessaisit de son âme a cause d'un manque de confiance en soi à acquerir une formation qualifiée dans le pays. tout le monde rêve d'y quitter, aller mener des études ailleurs.les plus riches en occident,les moins riches au Maroc,ceux qui se trouvent à l’extrémité au senegal, les pauvres courageux se contentent des brochures et le goûté d'internet que leur offrent les bibliothèques des USA et Campus Fce pour ne pas perdre le statut étudiant. Mais malgré tout cela, je dirai, 50 à 60% des étudiants guinéens qui viennent en France échouent.Cause: manque de niveau et de motivation.Il(s) ont trahi les jeunes.Dans les campus universitaires, on forme de petits groupes pour faire de débats dont le sujet l’occident.OBJECTIF:il faut qu'on y aille.Je ne dis pas cela pour dénigrer les étudiants mais plutôt dans la perspective de trouver une solution pour remédier à ce problème.mes amis cela ne finit pas je m'arrête là.
      Amadou 06/02/2011 03:59:56
      C'est vraiment pitoyable pour nous etudiant Guineens ca ne va pas , on se tue pour avoir une admission apres le plus grand probleme c'est d'avoir la caution de 7000 euro.Defois tu peux remplir toute les conditions demandes enfin de compte on te refuse le visa.
      etudian guineen en france 06/02/2011 11:44:04
      je suis un étudiant guinéen de France,Je vous écris parce que pour la 1ere fois dans l'histoire je vois les médias guinéens s'intéresser à ce calvaire,vous avez vraiment touché du doigt cette réalité,je connais bien parce que j'ai passé là-bas à 3 reprises avant de venir,Je sais combien de fois ça fait mal surtout quant on effectue toutes ces fameuses démarches et ne pas pas avoir le Visa en fin,je pense que les autorités françaises et guinéennes doivent se penser là-dessus pour essayer d'aider de plus cette jeunesse assoiffée d'une formation de pointe.
      diountou-petoye 06/02/2011 13:47:24
      a voir [gamal]le plus grand univer….du pays ou les etudiants s'arrete devant les fenetres pour prendre cour rien d'etonnant
      Lucas 06/02/2011 15:10:05
      vous savez mes Freres:le guineens et plus generelement l'aficain meme entendre ce qu'il veut entendre.nous avons mainte fois dit que l'europe n'est plus l'eldorado,j'ai étudie en Allemagne et je vis ici je souhaite même me retourne en guinee et y travailler parce l'avenir c'est laba.quand je cherchais a dissuader un amis qui voulais venir en France il m'a pris pour son ennemis mais il a eu la chance de venir en France après un moi il est 3mois il est devenu fou parce qu’il ne s’attendait pas a ce qu'il a vu la c-a-d la misère extrem.ne pouvant pas étudier parce que pas de niveau,la honte de se retourner en guinee parcequ'il a depense plus de 7000euro et finalement la dépression.c'est pourquoi je fais partis des gens qui pensent que les jeunes guinéens doivent arrêter de tromper même quand je me suis fais bcp d'ennemis et au sein même de ma famille.c b1 d'etudier en europen ou aux usa mais n'etudie pas ici qui veux mais qui peux les statiques sont sans evoques 90% des gens viennent echouent et par consequant n'etudient plus et il se retrouvent finalement demandeur d'asile avec des faux noms.une histoire:j'ai le fils de mon oncle qui fais presntement la 6 annee medcine en guinee et vourais venir etudier ici en allemagne,quand j'ai dis que son fils ne pouvais pas etudier la medecine en europe directement je suis devenu l'ennemi n°1 son fils a avec le bacc avec 8 de moyenne alors qu'en allemagne on demande entre 13,50 et 16 de moyenne,mon oncle ma demander si on pouvais faire des arrangements j'ai dis oui mais ce sera da l'argent jeter par la fenêtre parce a l'ambassade d’Allemagne on sais dejas qui peux etudiera La médecine,b1 sur quelqu'un peut venir te mentir et fais parti ton fils en europe mais li n’étudiera.vous pouvez tous falsifier mais ici on ne falsifie pas.C'est pour vous dire nos parent sont aussi responsable de cela
      Abdoul Diallo New York 06/02/2011 19:12:51
      C'est une bonne réflexion d'avoir penser a ce suijet qui ruine les etudiants guinéens et leurs familles.Je suis le premier etudiant a s'inscrire sur le reseau de campusfranceguinée,et je sais la complexité et les problèmes qui s'y trouvent.Les etudiants passaient des nuits à la deventure de l'ambassade pour un simple depot de dossier.Mais j'ai eu la chance moi de venir aux Etats Unis,mais avant je fesais des inscriptions sur le site pour ceratins etudiants,ils tenaient absolument a quitter le pays,mais le problème qui se posaient ce que bon nombre de ces etudiants ne pouvaient meme pas faire remplir les premières conditions pour l'obtention d'une admission en france parceque il fallait faire
      1.les informations personnelles
      2.le CV
      3.le projet professionnel ou projet d'etudes
      4.la motivation personnelle
      5.le choix des universités
      6.le payement des frais de traitement de dossiers
      7.le depot et l'entretien.
      Je rencontrais des etudiants qui ne savent pas faire une motivation ou un projet projet d'etudes et qui pretendent poursuivre les éudes en france.Mais la plus grande faute incombe à l'Etat qui a l'obligation de former ses cafdres et qui ne fait presque rien pour cela.Vous connaissez tous la qualité de la formation en Guinée,c'est vraiment deplorable,mais mon conseil est que ces jeunes pensent au maroc ,senegal ou au Ghana pour l'anglais en plus de ce qu'ils ont acquis comme formation en Guinée ilpourrront decrocher un petit job que d'aller se pavaner dans les rues de paris ou de nice.L'occident n'est pas ceque l'on croit en afrique,la meilleure vie c'est en Afrique.Particulièrement moi je vise l'afrique après ma formation pour travailler c'est pas forcément en Guinée.Merci Guinée presse
      KABA 06/02/2011 19:15:14
      Chèrs (es)freres et soeurs, il est temps qu'on vous dise la réalité de ce qui se passe en france quand vous etes étudiant ou étudiante. La chance de reusssite est très mince dûe à certains facteurs dont entre autres:
      -Le niveau faible notamment dans les matières de bases mais sur tout en Anglais et en informatique;
      -la vie chère: sachez tout simplement que vos parents ne pourrons financer que votre première année et à partir de là la misère commence(payer le loyer 250€ en moyenne, les charges locatives, les transports, les courses, les habillements,et les documents ordinateur en particulier…)
      – les formalités administratives pour regulariser sa situation en vue de trouver un boulot dont les nombres horaires sont bien limités par les autorités françaises en tant qu'étudiant;
      -Le gros probleme est comment gerer les études et les boulots? cad travailler dès fois la nuit et suivre les cours le matin;
      -le taux d'echec: je vous le dis bien que ce taux est proche de 85% dû aux facteurs ci-dessus;
      -le taux de reussite: les quelques étudiants qui reussent à s'en sortir sont obligés d'étudier de façon continuelle jusqu'à ceux qu'ils trouvent un travail(chose qui n'est pas du tout facile car un autre proble commence "changement de statut" et en général ils sont tous répéchés pour avoir leur dîplome.
      -En cas d'echec dans les études que deviennent ces étudiants et étudiantes?
      -automatiquement sans papier
      -la reconduite à la frontière
      -le mariage avec un français ou une française
      -demande d'assile
      -quelque que fois la prostitution
      ect…
      -Conseils en fin: je demande à ceux qui ont une situation en guinée de ne pas abandonner pour revenir en france dans le cadre des études si non ils regretterons pour toute leur vie et à ceux aussi qui n'ont pas de situation de se preparer mentalement à afrontter toutes sortes de diffiultés et sur tout d'apprendre à faire la cuisine et le ménage car il n'y aura ni petite soeur ni maman ni tante pour faire leurs travaux ménagers et sur tout d'apprendre tout genre de métier exemple la plonge dans les restaurants. Aux parents je vous demande de ne pas brader la fortune familiale pour financer les études d'une seule personne car la reussité est très mince.
      Je souhaite une très bonne chance à tous et toutes qui veulent venir en france dans le cadre des études""une fois dans l'avion c'est la fin du bonheur et le debut du calvaire"" Merci à tous que DIEU nous aide et benice notre chèr pays la Guinée Amen!!!!
      Fatoumata 06/02/2011 23:08:09
      Vous devez comprendre que les étudiants guinéens n'ont pas le choix que de supporter ce calvaire s'ils souhaitent avoir une chance d'avenir car l'état a totalement démissionné au niveau de l'éducation (comme partout ailleurs). C'est une honte de voir que le système éducatif guinéen est l'un des plus médiocres au monde mais que ça ne fait ni chaud ni froid aux autorités. Personnellement je comprends ces jeunes qui aspirent à des lendemains meilleurs quelques soient les vicissitudes auxquelles ils seront soumis car c'est un droit absolu qu'ils ont à avoir une éducation digne de ce nom et nul n'a le droit de le leur refuser….
      SADIO BARRY 07/02/2011 08:35:08
      Le Dr Souaré du gouvernement Kouyaté avait commencé un travail de renovation et a donné de l'espoir au secteur. Mais en Guinée on n'aime pas les compétences. C'est comme Ahmed Kanté qui a eu le malheur d'être apprecié des Guinéens. On a tout fait pour le détruire.
      Balde Brxl 07/02/2011 09:49:59
      A tout mes freres et soeurs etudiants ou etudiantes vivant en guinee,je vous prie a ne pas abandonner les etudes pour venir a l'oxydant malgres la faible formation que nous reçevons mais nous aurons un diplome a la fin.Nous sommes tous passer par là mais le plus grand regret est de dire si je (SAVAIT….).Mais c'est pas facile de faire comprendres nos freres, car on avait pas nous aussi compris il falait obligatoirement venir en EUROPE…..
      Wontanara Han-Yoto 07/02/2011 20:17:13 Quand je vois le nombre de fautes d’orthographe et le vocabulaire, ça ne m’étonne guère que vous dites qu’il y’a 85% d’échec. Vous êtes une honte. Vos parents dépenses des milliers d’Euro, vendent leurs terres et parfois même leurs dignités et la seule chose que vous trouvez à dire c’est qu’il est impossible de réussir dans ce pourquoi ce sacrifice à été fait. Personnellement, j’encourage tous ceux qui peuvent venir étudier en Occident que se soit en France, en Allemagne ou aux Etats-Unis de venir. Le système éducatif guinéen ne donne aucune chance dans le marché d’emploi demain. A moins qu’on continue à faire du népotisme au sein de l’état ou des sociétés. A part ça, je connais des centaines de guinéens qui sont majeurs ici. Et si vous voulez plus de détails n’hésitez pas. Maintenant si déjà au pays vous étiez que des derniers, c’est normal que vous ne réussissez pas ici, mais ne venez pas décourager ceux qui veulent réussir yandi !! Abdoul Diallo New York 08/02/2011 00:46:27 Le monsieur qui se nomme Wontanara,en voyant toutes ces réactions c’est toi seul qui a une position différente,pendant qu’on cherche a dire la vérité au autres tu viens raconter des —-ies,penses-tu que c’est normal qu’une famille revende tout son patrimoine pour envoyer quelqu’un en occident et qui finalement ne va pas réussir?En disant que l’europe n’est pas un eldorado c’est une vérité absolue.Le mieux est que le pays crée toutes les conditions pour former ses cadres.On ne decourage personne on leur dit la réalité des choses.You are going to the wrong way mister!!!!!

  7. Bonjour,
    Je viens de tomber par hasard sur ce blog en préparant une communication sur l’accueil des étudiants internationaux en France. J’ai donc lu ce post concernant Campus France Guinée et les commentaires qui ont suivi. Gilles Joachim, responsable de campus France, avec qui j’ai personnellement eu un échange justement sur ce nom respect des délais du 31 janvier (une proche étant concernée), ne pouvait réagir autrement. Je confirme ici les propos de Sow et trouve dommage que le responsable nie l’évidence. Personnellement je connais très bien le dossier campus france pour avoir travaillé sur la questions de l’accueil depuis plusieurs années et par ailleurs étant maître de conférences à l’université. Je prépare un document sur le sujet et ne manquerai pas de revenir sur Campus France Guinée. J’ai comme d’habitude signaler ce qui s’est passé cette année à la cellule CEF du MAEE français (ayant la responsabilité politique sur les espaces campus france).

    Bien à vous,
    Gayo

  8. j’avoue que le personnel surtout les guinéens qui y travaillent sont très insolents et pas du tout accueillant. j’ai tenté le campus pour la première fois cette année et j’avoue que c’est un véritable calvaire. En plus il n’y a aucnun remboursement apres tte cette souffrance d’autant plus que généralement il n’y a aucune acceptation de la part des universités

  9. Bonsoir

    Je suis étudiante en médecine a Gamal(UGANC). J’ai obtenu mon bac avec mention bien et 14 de moyenne . J’ai toujours rêvé de devenir médecin et étudier en France .Mais dès que j’aborde le sujet de concrétiser mes rêves par le biais de campus France , l’on me raconte qu’il m’est impossible
    de réussir .Que je n’aurais même pas une admission, chose que je comprend vu le numerus clausus instauré mais aussi la compétence requise pour passer la PACES . Pour étudier donc le domaine de la santé ,il me faut donc faire des études de santé…Les études professionnelles françaises valent t’elles le coup d’abandonner mes études universitaires guinéennes? Mais je me console en répétant sans cesse qu’au moins avec le diplôme français t’auras un accès sur le marché d’emploi! je me dis que même si j’ai une infime chance de faire la médecine en France que j’echouerais parce que je doute de ce que j’ai appris ici dans mon pays! Et je ne me vois pas abandonner mes études pour faire des petits jobs saisonniers en France pour quelques centaines d’euro! On apprend trop de théorie et jamais de pratique . J’étudie la médecine mais jai jamais vu une seule cellule au microscope ,d’ailleurs j’ai même pas vu de microscope a part quand je vais a l’hôpital pour des analyses. La chimie en Guinée c’est de maîtriser des formules et tout mais rien de plus. Vraiment je pense que l’État guinéen devrait envisagé de rehausser le niveau de l’enseignement dans son intégrité et emmener a faire des pratiques ,dans des labos équipés ,remettre de l’ordre dans les universités ,avoir de professeurs qualifiés et peut être que le personnel de l’espace culturel franco_guinéen appréciera la valeur de l’étudiant et le traitera avec honneur. En attendant contentons nous du peu peu qu’on a ,déposons nos dossiers jusqu’a ce que nous ayons une admission ,et quand nous serons en France les études primo jobs secondo, après les études revenons et essayons de faire un petit quelque chose pour notre pays car si l’on se dit qu’on y arrivera pas de changer ce pays alors il est voué a ne jamais changer mais chacun a sa façon et sa manière peut contribué au changement .

    Merci

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