Christelle Bittner, passerelle entre le Pérou et la France

Enamorate!

Enamorate ! (Tombe amoureux !). C’est sous ce pseudo que je la connaissais avant cette rencontre de Dakar avec RFI Mondoblog.  Avant, j’adorais me balader sur son blog, Un autre Pérou, à mes moments libres. Son style direct et percutant m’a depuis longtemps charmé. A la faveur de cette initiative de portraits croisés, je découvre Christelle Bittner, une blonde française de 31 ans. Bronzée, l’œil pétillant et charmeur, les cheveux dans le vent. Bon chic. La France a épousé le Pérou, me dis-je.

Globe-trotter et écriture. Voilà deux mots qui pourraient résumer Christelle dont le grand-père, Bittner, est originaire de l’Allemagne. Née à Lille au Nord de la France dans une petite famille, elle a longtemps bourlingué avant de poser son sac à dos en Amérique Latine. Au Pérou plus précisément. Depuis, sa passion de l’écriture a rencontré son amour de l’exotisme. Le résultat est d’abord une ONG, Semillas De Amor (Graines d’amour), puis un blog à travers lequel elle pose son regard de « gringa » (blanche) sur le Pays des Enamoradores.

Au commencement, il y avait « cette envie de partir, de rêver et de me retrouver. Comme pour la plupart des Français de ma génération en quête d’authenticité », précise-t-elle. A vingt ans, elle quitte son nord natal pour deux ans d’études en Sciences Politiques à l’Université de Lyon, au centre du pays. Puis elle obtient un diplôme en journalisme à l’Institut Français de Presse (IFP) à Paris. Elle décroche par la suite un poste au magazine Cosmopolitan où elle s’emploie, cinq ans durant, à décrypter les relations dans les couples entre autres. Même si, paradoxalement, elle n’a pas réussi à pérenniser la sienne avec la patronne du journal, « elle me cassait les pieds », se souvient-elle.

 

Portraits croisés

C’est son amour du Pérou qui l’a rendue Mondoblogueuse. Comme par hasard. « C’est en cherchant le contact de l’émission  C’est pas du vent sur RFI que j’ai pris connaissance du projet Mondoblog. Je me suis tout de suite lancée ». Qu’est-ce que ça te rapporte ? « J’aime l’idée de communauté et les échanges », répond-elle.

« Tu travailles chez toi en Guinée » ? Cette fois c’est elle qui me pose la question. « Je travaillotte », lui dis-je. Elle acquiesce et me raconte lors de notre entretien sa passion pour l’écriture. « Je suis tout le temps avec un carnet à noter de tout et de rien ». En as-tu fait un livre ? C’est non. Je me rends compte alors que nous avons des points communs : l’écriture inachevée et le travail non rémunéré, surtout.

Mais aussi des points divergents. Elle, un peu décalée de la « génération-facebook », les nouvelles technologies – que j’affectionne. Elle en est « allergique », même si c’est un « lien avec les  proches et les amis », concède-t-elle. Le mariage ? « Je n’ai pas envie de faire d’enfant sans me marier… enfin, ce n’est pas une préoccupation pour l’instant ». Comment se définit-elle depuis son contact avec le Pérou ? « Je ne suis ni péruvienne, ni française ; juste une passerelle entre les deux».

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